lundi, mars 25, 2019
Automobile

Mondial de l’automobile : Renault affiche ses ambitions

Le samedi 1er octobre, au Salon mondial de l’Automobile à Paris, le PDG de Renault-Nissan, Carlos-Ghosn, a annoncé son ambition de devenir numéro un mondial.

Une nouvelle version de Zoé

Lors du salon, une attention particulière a été accordée aux véhicules électriques, où la majorité des constructeurs ont essayé d’innover. C’est vers Renault que le plus de regards se sont tournés, avec la présentation de son concept-car électrique Trezor et d’une nouvelle version de sa Zoé.

Tout d’abord, la nouvelle version de Zoé, voiture électrique la plus vendue en France en juillet-août 2016, sera désormais dotée de 400 km d’autonomie, après deux ans et demi de conception. Selon Eric Feuteun, directeur du programme véhicule électrique chez Renault interviewé par Usine Nouvelle,, l’avantage principal de Zoé face à ses concurrents est que « Ce qui nous différencie, c’est que notre véhicule n’est pas un concept, ce n’est pas un projet. […] Nous ne voulions pas faire une promesse, mais du concret. »

Si l’Opel a également présenté une voiture électrique, Ampera-e, avec une autonomie de 500 km, néanmoins aucun prix n’a été communiqué. L’occasion pour Eric Feunteun de continuer ainsi : « Dans l’électrique, la clé est de trouver le bon équilibre entre le prix et les besoins de clients. Ce n’est pas qu’une course à l’autonomie. Chez Renault, nous avons défini que le seuil pour nos clients s’établissait à 300 km d’autonomie. Notre préoccupation est d’être compétitif par rapport au véhicule thermique. Nous travaillons donc sans cesse à améliorer la techno pour baisser le coût. Nos investissements vont augmenter dans les technologies électriques. »

Ensuite, le groupe a présenté son nouveau concept-car, le Trezor, entièrement électrique avec un mode de conduite autonome. Avec des matériaux choisis avec précaution comme le cuir et le bois dans l’habitacle, un intérieur épuré avec une connectivité poussée à son maximum, le Trezor est supposé préfigurer les futurs modèles de la marque, avec un design « à la française ».

Un appétit grandissant

Le bruit court que Mitsubishi pourrait rejoindre sous peu le groupe industriel. Si cela a effectivement lieu, le nouvel ensemble dépassera les 10 millions de véhicules par an, avec un passage de huit à neuf marques, devenant ainsi numéro un mondial. La stratégie est d’ainsi mettre en commun les moyens de production pour réduire les coûts.

En pleine offensive produits, tant au niveau du produit que des zones géographiques, avec la Chine notamment, l’alliance Renault- Nissan devrait intégrer le Top-3 mondial.

L’ensemble industriel en a également profité pour annoncer la signature d’un « accord stratégique » avec le gouvernement iranien pour la création d’une nouvelle co-entreprise en Iran. L’objectif est de porter de 200 000 à 350 000 unités la capacité de production des véhicules du groupe.

L’ouverture d’un important champ social

Parallèlement, le groupe a fait le bilan de son accord de compétitivité 2013-2016, clairement positif selon Carlos Ghosn, qui anticipe ainsi des perspectives pour les capacités de production en France, dans le sens d’un cercle vertueux.