lundi, juillet 15, 2019
Actualité

Les infirmiers et infirmières dénoncent le mépris du gouvernement

Afin d’obtenir plus de reconnaissance, les infirmiers et infirmières de la Corse sont descendus dans la rue. Une marche pour dénoncer le mépris du gouvernement à leur égard. C’est suite à l’appel d’une intersyndicale nationale que les professionnels en blouse blanche ont décidé de faire une marche de manifestation.

Les blouses blanches veulent plus de reconnaissance de la part du gouvernement

 

Le métier d’infirmier ou d’infirmière est d’une grande importance dans notre système de soin. C’est pour cela que les professionnels en blouses blanches veulent à leur tour bénéficier de plus d’estime de la part du gouvernement. Leur compétence doit être magnifiée, en plus, ils exigent un arrêt de la gratuité des soins.

La vice-présidente de l’URPS, Sandra Vinciguerra, dénonce le fait qu’elle doive se déplacer en pleine nuit si un patient l’appelle. Un acte qu’elle fait de manière bénévole, car ne pouvant pas imposer une facturation infirmière qui lui est interdite par la nomenclature. C’est pour avoir plus de considération que les blouses blanches ont battu le macadam.

Le manque d’infirmiers déploré

Une infirmière du nom de Marie Claude Milhau déplore le manque d’infirmiers dans la structure où elle travaille. Elle n’a pas omis de parler des problèmes de prise en charge qu’il y a dans le libéral. La preuve, selon elle, qu’elles sont victimes de mépris de la part du gouvernement, est le fait que les infirmiers et les soins ne sont pas mentionnés dans le nouveau plan santé de 2022.

Les blouses blanches n’ont pas été seules lors de leur marche pour dénoncer le mépris du gouvernement. Elles ont en effet bénéficié du soutien de la population. Une bastiaise du nom de Anne qui s’est joint à la manifestation précise que les infirmières constituent le dernier rempart pour leur procurer des soins.

Une délégation reçue par le ministre l’après-midi de la manifestation

La manifestation des infirmières et infirmiers a porté ses fruits, puisqu’ils ont été reçus par le ministre dès l’après-midi qui a suivi la marche. Cependant, la boucle n’est toujours pas bouclée puisque les négociations avec l’assurance-maladie sont prévues, selon les syndicats, pour le mois de décembre.

À la suite de leur entretien avec le ministre, les deux parties ne sont pas tombées d’accord. Les blouses blanches n’ont pas été satisfaites par les propositions du ministre. Cela parce que les propositions ne se sont pas intéressées à la création d’actes pour assurer le suivi des patients complexes à domicile.