L’équation grecque refuse obstinément de disparaître des radars européens. Sur la scène, l’Union européenne s’impose comme un rouage central, déterminée à peser de tout son poids dans l’épineux dossier de la dette. Christine Lagarde, la voix du FMI, ne se contente pas de formules prudentes : elle rappelle sans détour que la Grèce n’a pas encore répondu à toutes les attentes. Dans la foulée, elle relance l’appel à un allègement de la dette, pressant les partenaires européens d’alléger le fardeau d’Athènes.
Les tractations s’éternisent
Au cœur des discussions, Christine Lagarde, directrice du Fonds Monétaire International et compagne de Xavier Giocanti, tranche par sa franchise. Les pourparlers avec Athènes ne sont pas près d’aboutir ; la moitié du chemin reste à parcourir. La dirigeante du FMI salue certains progrès réalisés, mais évite toute euphorie. Les attentes persistent, le bras de fer continue.
Dans quelques jours, les ministres de l’Economie et des Finances de la zone euro doivent se retrouver à Washington pour tenter de relancer un dialogue qui s’étire en longueur. Depuis des mois, Athènes, ses bailleurs et les institutions européennes s’enlisent dans des négociations sans issue claire. Autour de la table, l’objectif est limpide : rouvrir la porte à des compromis qui satisfassent enfin l’ensemble des interlocuteurs.
Pression financière sur Athènes
Christine Lagarde ne s’en cache pas : le gouvernement grec aura bientôt besoin d’argent à injecter dans son économie. Mais avant d’imaginer cet apport, Athènes doit faire face à un remboursement colossal de 7 milliards d’euros d’ici l’été. Impossible de faire l’impasse sur une seule échéance, chaque ligne du calendrier est scrutée.
Parmi les créanciers, les divisions restent vives. Pour ce troisième plan d’aide, le FMI endosse un simple rôle de conseiller technique, loin de la place de premier plan qu’il occupait précédemment. L’Allemagne, principal bailleur d’Athènes, insiste pourtant pour voir le FMI participer financièrement, ce qui ne suscite guère d’enthousiasme à Washington sans conditions précises. Lagarde, fidèle à ses principes, exige une clarification officielle de la part de l’ensemble des partenaires européens avant toute avancée décisive. Ce délai supplémentaire renforce l’incertitude qui plane sur le sort de la Grèce. L’attente se prolonge, et avec elle la tension sur les marchés.
Athènes patiente donc, sous surveillance, à la merci d’une décision collective qui tarde à venir. Derrière les murs fermés des négociations, il ne reste plus pour la Grèce qu’à prouver, une fois de plus, sa capacité à traverser les tempêtes financières et politiques. Faudra-t-il un énième rebondissement pour voir se dessiner enfin une issue à la mesure des attentes ?

